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Assurance d'un immeuble entier : protéger un immeuble de rapport détenu par un seul propriétaire

Investisseur, famille ou SCI : quand l'immeuble vous appartient en totalité, il n'y a pas de syndicat des copropriétaires. C'est à vous d'assurer le bâti, les parties communes et votre responsabilité de propriétaire.

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Déposez le contrat en cours : un conseiller relit les garanties, les franchises, les exclusions et l'échéance avant de consulter nos assureurs partenaires.

Un interlocuteur pour l'immeuble

Multirisque immeuble, responsabilité civile du syndicat, dommages-ouvrage : un même conseiller suit le dossier de votre immeuble.

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Des propositions présentées de façon comparable, avec leurs conditions essentielles à joindre à la convocation de l'assemblée générale.

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Assurer un immeuble en monopropriété : ce qu'il faut savoir

Monopropriété : pas de copropriété, un seul assuré

La loi du 10 juillet 1965 régit les immeubles bâtis à usage total ou partiel d'habitation « dont la propriété est répartie par lots entre plusieurs personnes » (article 1). Lorsque vous détenez l'immeuble entier, en nom propre, en indivision familiale ou au travers d'une société civile immobilière (SCI), il n'y a ni syndicat, ni syndic, ni assemblée générale : le choix du contrat, du capital et des garanties vous revient. Si l'immeuble se trouvait un jour divisé en lots appartenant à des propriétaires différents, un syndicat naîtrait ; service-public.fr indique qu'il existe dès qu'un immeuble est « divisé en au moins 2 lots ». Il devrait alors s'assurer (voir assurance copropriété).

Une assurance obligatoire ? Ce que disent les textes

Hors copropriété, la fiche « Assurance du logement par le propriétaire » indique au bailleur : « vous n'êtes pas obligé de souscrire une assurance habitation ». L'absence d'obligation ne supprime pourtant pas votre responsabilité. Selon l'article 1244 du code civil, « Le propriétaire d'un bâtiment est responsable du dommage causé par sa ruine, lorsqu'elle est arrivée par une suite du défaut d'entretien ou par le vice de sa construction. » Sans contrat, c'est votre patrimoine qui répond des dommages subis par vos locataires, vos voisins ou des passants.

Vos locataires, eux, sont tenus « de s'assurer contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire » (loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 7). Leur contrat couvre leur responsabilité de locataire : il ne couvre ni la vôtre, ni les lots vacants. La gestion des attestations, lot par lot, est détaillée sur notre page PNO immeuble et plusieurs lots.

Les garanties d'une multirisque immeuble

Selon l'assureur, un contrat multirisque immeuble peut réunir :

  • les dommages au bâtiment : incendie, dégâts des eaux, bris de glace, vol ou vandalisme dans les parties communes ;
  • la responsabilité civile du propriétaire de l'immeuble ;
  • des options : défense et recours, pertes de loyers après sinistre, équipements (ascenseur, chaufferie).

Deux extensions découlent de la loi. Les contrats garantissant les dommages d'incendie ou d'autres dommages à des biens situés en France « ouvrent droit à la garantie de l'assuré contre les effets des catastrophes naturelles » (code des assurances, article L125-1) et contre « les effets du vent dû aux tempêtes, ouragans et cyclones » (article L122-7), dans les conditions prévues par ces articles. Les franchises, plafonds et exclusions, eux, varient d'un contrat à l'autre : comparez les conditions générales, pas seulement le nom de la formule.

Bien fixer le capital assuré

France Assureurs rappelle qu'il faut, « au minimum, assurer la valeur réelle de l'immeuble, c'est-à-dire de son prix de reconstruction vétusté déduite ». La garantie en valeur à neuf ajoute à cette valeur « un pourcentage précisé dans le contrat ». Pour une proposition fiable, préparez :

  • l'adresse, l'année de construction et les matériaux (structure, toiture) ;
  • la surface développée et le nombre de niveaux, de logements et de locaux ;
  • l'usage de chaque local : habitation, commerce ou bureau en rez-de-chaussée, parking ;
  • les équipements communs (ascenseur, chauffage collectif) et les travaux récents ;
  • les sinistres des dernières années et les lots vacants.

Déclarez tout changement en cours de contrat, en particulier l'arrivée d'une activité commerciale dans l'immeuble.

Rénovation lourde : pensez à la dommages-ouvrage

Le propriétaire qui fait réaliser des travaux de construction doit souscrire, « avant l'ouverture du chantier », une assurance dommages-ouvrage (code des assurances, article L242-1). Elle est distincte de la multirisque immeuble. Le détail : assurance dommages-ouvrage et, côté entreprises, assurance décennale.

Notre rôle de courtier

Nous relisons votre contrat actuel, que vous pouvez déposer sur notre espace sécurisé vérifier mon contrat, puis nous interrogeons nos assureurs partenaires à partir de la description de votre immeuble. Vous lisez les garanties et les exclusions de chaque proposition avant de vous engager. Une question préalable ? Contactez un conseiller.

Sources : loi n° 65-557, article 1 ; service-public.fr, fiche F2606 ; fiche F2023 ; code civil, article 1244 ; loi n° 89-462, article 7 ; code des assurances, articles L125-1 et L122-7 ; L242-1 ; France Assureurs, Copropriété et assurances (consultés le 10 octobre 2026).

Questions fréquentes

Hors copropriété, service-public.fr indique que le propriétaire bailleur n'est pas obligé de souscrire une assurance habitation. Mais l'article 1244 du code civil le rend responsable du dommage causé par la ruine du bâtiment due à un défaut d'entretien ou à un vice de construction. Sans contrat, c'est votre patrimoine qui répond des dommages.

Oui : le contrat est souscrit au nom du propriétaire de l'immeuble, qu'il s'agisse d'une personne physique ou d'une société. Indiquez dans votre demande la forme de détention, l'usage de chaque local et les lots vacants, pour que la proposition corresponde à la réalité de l'immeuble.

Les articles L125-1 et L122-7 du code des assurances prévoient que les contrats couvrant les dommages d'incendie ou d'autres dommages aux biens situés en France ouvrent droit à la garantie des catastrophes naturelles et des effets du vent dû aux tempêtes, dans les conditions fixées par ces articles. Les franchises et plafonds figurent dans votre contrat.

Non. La loi du 6 juillet 1989 oblige le locataire à assurer les risques dont il répond en tant que locataire. Son contrat ne couvre ni votre responsabilité de propriétaire, ni les lots vacants, ni les parties communes de l'immeuble.

L'immeuble dont la propriété est répartie par lots entre plusieurs personnes relève de la loi du 10 juillet 1965. Selon service-public.fr, le syndicat des copropriétaires existe dès que l'immeuble est divisé en au moins 2 lots, et l'article 9-1 de cette loi l'oblige à assurer sa responsabilité civile. Anticipez ce changement avec votre assureur.

Pour des travaux de construction, oui : l'article L242-1 du code des assurances impose au propriétaire de l'ouvrage de la souscrire avant l'ouverture du chantier. Elle s'ajoute à votre multirisque immeuble, qu'elle ne remplace pas. Notre page dommages-ouvrage détaille les travaux concernés.

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